Comment évoluent les émissions de gaz à effet de serre ?

Près de 24,5 millions de tonnes équivalent CO2 émises (1) en 2016

Les transports routiers constituent le principal émetteur avec 36 % des émissions régionales, l’agriculture arrive en seconde position (27 %). Cette dernière est responsable de 90 % des émissions régionales de protoxyde d’azote (N2O) et de méthane (CH4), les premières étant principalement liées aux épandages d’engrais, les secondes à la digestion des animaux d’élevage et à la gestion des déjections du cheptel.

(1) Les émissions présentées ici comprennent celles de dioxyde de carbone (CO2), de méthane (CH4) et de protoxyde d’azote (N2O). Elles ne comprennent pas celles de gaz fluorés (hydrofluorocarbure HFC, perfluorocarbure PFC et hexafluorure de soufre SF6) qui sont produits en industries et consommés par l’industrie ou les ménages, généralement émis lors de la réfrigération (climatisation par exemple) et de l’utilisation d’aérosols et des mousses (lutte contre les incendies).

 

Chacun de ces gaz n’a pas le même impact sur l’effet de serre, en raison de sa durée de vie dans l’atmosphère, ou de son pouvoir réfléchissant des rayons du soleil. Ainsi, pour pouvoir connaître leur impact réel, un paramètre est utilisé : le pouvoir de réchauffement global (PRG). Il correspond à l’effet d’un gaz sur le réchauffement de l’atmosphère cumulé sur 100 ans. Pour être comparées et agrégées, les émissions des différents gaz sont ainsi pondérées par leur PRG et converties en une unité commune : la tonne équivalent CO2 (teq-CO2). Les données de PRG retenues ici sont 1 pour le CO2, 28 pour le CH4 et 265 pour le N2O.

 

Les émissions comptabilisées comprennent à la fois les émissions directes émises sur le territoire (excepté celles de l’industrie de l’énergie) et les émissions indirectes (qu’elles aient lieu sur le territoire ou en dehors) associées à la consommation d'électricité, de chaleur ou de froid nécessaire aux activités du territoire.
 

Une légère baisse des émissions de gaz à effet de serre depuis 2008

Corrigées des variations climatiques, les émissions de gaz à effet de serre (CO2, CH4 et N2O) ont diminué de 4 % entre 2008 et 2016. Le transport routier constitue le seul secteur n’affichant pas une baisse de ses émissions, avec une hausse entre 2014 et 2016. Cette dernière s’explique principalement par l’augmentation du transport de marchandises et par une baisse du prix moyen des carburants en 2016 qui a bénéficié aux entreprises et aux ménages.

Dernière mise à jour le 03.03.2020